Après une quête de trois jours me voilà en possession de mon billet pour le concert d'un des plus grand groupe de Rock de ses 20 dernières années : Oasis.
Groupe connu aussi bien pour ses qualités artistiques que pour ses déboires dans la presse. Suite à la sortie en octobre de leur nouvel album, Dig Out Your Soul,
les voilà de nouveau sur les routes européennes. Et en ce Jeudi 12 Février ils par le Palacio Deporte de Madrid, je ne pouvais décidément pas les rater. D'autant plus que le nouvel album est une
réussite car depuis le superbe Be Here Now le groupe n'était pas en grande inspiration. Sur cet opus, le groupe est revenu au sources et a retrouver son génie. On y retrouve les influences
habituelles, Beatles, Pretty Things, les Stones, les Who, Pink Floyd, Led Zeppelin, Stones Roses et autres The Smith.
Bref, assez parlé, venons en au concert, ENJOY! ! !
La soirée commence bien, avec en première partie des boys de Manchester, un jeune groupe anglais, Free Peace. Groupe pratiquant un rock puissant mais sans aller à
la saturation phonique, une vrai prouesse. Le son est clairement orienter seventies, le fantôme de Duane Allman rode prés du Guitariste, le bassiste et accésoirement chanteur du trio à des
allures de Jack Bruce alors qu'on va retrouver la folie d'un John Bonham dans le jeu du batteur. Ce jeune groupe nous met littéralement dans l'ambiance et donne la ligne directrice du concert. Le
public n'y est pas insensible et s'époumone pour soutenir ce power trio qui a définitivement quelque chose de virtuose et dont l'âme respire à plein nez le rock'n'roll. Chaque morceau joué aura
sa dose d'improvisation et à ce petit jeu, le jeune guitariste est tout simplement subjuguant, le son caverneux de sa Gibson ES 335 amplifie le phénomène et viens vous marteler les tympans afin
d'immortaliser le moment. Les morceaux s'enfilent comme des perles; enchainant les prouesses techniques et rythmiques le groupe est ovationné. Voilà bien longtemps que je n'avais pas vu une
première partie d'une telle intensité, seul le show de Kasabian en première partie des Stones en 2006 semble pouvoir rivaliser. Quelle surprise! ! Ce groupe à vraiment la pêche et les musiciens
qui le composent sont d'un immense talent.*
Entre temps la salle fini de se remplir, 16 000 personnes seront bien au rendez-vous pour venir voir la bande des Gallagher. Pour nous faire patienter, une play
list, et quelle play list... Waterloo Sunset des Kinks, Yesterday des Beatles, Behind Blue Eyes des Who, Gimme Shelter des Stones et à mon grand étonnement, Bonie and Clyde de Gainsbourg,
décidément, les mancuniens ont du goût.
Il est 21h30, et les héros daignent enfin à se montrer. Pas de temps pour quelconques futilités, comme à son habitude le groupe est distant de son public, voir un
soupçon provocateur... mais c'est comme ça qu'on les aime. A peine 10 secondes s'écourtent, les Roadies n'ont pas le temps de quitter la scène que le puissant Fuckin' In The Bushes retenti en
guise d'intro. La salle acoustiquement au point fait echoe(s) des cris passionnés provenant de toute pars. Il ne faudra pas moins d'un morceaux aux ingénieurs du son pour régler les ultimes
paramètres et nous laissés plonger dans cette oasismania si irrésistible. La foule s'est levée comme un seul homme, fidèle, pour accompagner leurs héros. La bande à Noël commence fort et enchaine
par le tonitruant Rock'n'Roll Star puis le lancinant Lyla, tube de l'année 2005. On est au ange. En suivant, le groupe entonne et joue le très prometteur The Shock Of The Lightning issu du
dernier album. Viens le tour d'un classique du répertoire des « Citizens », Cigarettes and Alcohol. L'attaque acérée de Gem Archer est parfaitement dans le ton du morceau, en cet
instant on se dit Vive le Rock! ! ! Les textes provocateurs semble inspirer les kids qui n'esitent pas a allumer quelques joints, un vrai concert de rock en somme, le pied. Les zikos continuent
avec un très bon The Meaning of Soul puis sans la moindre hésitation et en toute assurance enchainent avec To Be Where There's Life et Waiting For The Rapture, créations de Gem Archer et de Noel
Gallagher provenant de leur album Dig Out Your Soul. Sur le premier morceau cité, on reconnait dessuite la patte de Gem Archer qui vient donner un peu de fraicheur au groupe et qui s'affirme de
plus en plus comme un élément incontournable de la formation. S'en suit The Masterplan, Songbird et le magnifiquement chaleureux Slide Away. Moteur de leur premier opus, Definitely Maybe, le
morceau est particulièrement réussi, les envolées lyriques de Liam Gallagher nous transposent dans un autre monde; a lui tout seul, son timbre de voix mais la salle en lévitation. Un grand
moment. Un autre morceau qui n'a pas pris une ride nous attend, Morning Glory, qui ne se souvient pas des bruits d'hélicoptère tournoyant et du riff d'intro rugissant... A peine le temps de nous
remettre de nos émotions que voilà Ain't Got Nothin' et The Importance Of Being Idle. Le public, en fusion, en profitera pour offrir a Noël une ovation particulièrement chaleureuse qu'il
remerciera avec son accent British par un Muchas Gracias. Franchement les mecs, on a pas envi de vous quitter, et visiblement vous non plus, alors pourquoi ne pas enchainer? C'est le moment
qu'a choisi le groupe pour nous faire découvrir le dernier bébé de Liam Gallagher: I'm Outta Time. chanson exceptionnelle, totalement composée par le cadet de la famille qui au fil des années de
la maturité semble se rapprocher du niveau de Songwritting de son frère. Et puis.......c'est le moment tant attendu par toute la foule déjà en délir, les premières notes de Wonderwall résonnent,
implosion ou explosion, on ne sait plus. Hymne d'une génération, My Generation, Wonderwall est comme un symbole, un de ces événements dont il est difficile de palper l'importance même 15ans après
son arrivée sur les ondes. Liam ne touchera pas son micro, on l'épargnera durant ce morceau, on prendra le relai, grand moment de communion entre un groupe légendaire et ses fans. Moment
immortalisé par une douce Volte Face ou Noël reprendra en cœur les paroles chantées par ..........son public. 16 000 personnes, une seule voix, un seul état d'esprit, un seul but, de quoi vous
faire aimer la vie et surtout la musique.
Un court silence se fit entendre et armé de sa Firebird 1957, Gem envoie Supersonic, il en fallait pas moins pour mettre en orbite les derniers récalcitrants. Chris
Sharrock (batteur), dernier arrivé dans le groupe (2008), remplaçant de Zak Starkey (fils de Ringo Starr et Fileuil de Keith Moon), nous gratifie d'une performance de haute volée, se permettant
même des fantaisies avec ses baguettes entre deux changements de rythmes, on le sens a l'aise, a l'image du groupe qui se déchaine totalement sur un de leurs titres fars qui les a propulsé en 94
(déjà...) au rang de Rock Star. Supersonic passe a vitesse grand V malgré le solo improvisé de Archer, qui montre une aisance technique digne des plus grands. C'est le moment choisit par le
groupe pour faire une pause et pour nous de les rappeler dans un brouhaha inaudible d'applaudissement. Deux minutes plus tard Noël Gallagher s'avance accompagné de sa troupe avec une guitare
sèche et entonne dans la foulée, en acoustique s'il vous plait, le planétairement connu, Don't Look Back In Anger, dont l'introduction au piano rappelle fortement Imagine de John Lennon. Encore
une fois, le public était au rendez vous. Étant plus Rock'n'Roll, j'ai trouvé que ça manqué un peu de mordant. Cependant cela a permis d'insuffler un nouvel élan au concert après cette courte
pause. Noël prend le micro, pour nous annoncer que "dans trois minutes on aller tomber dans les pommes". Dernier titre presenté de Dig Out Your Soul, et probablement le meilleur, Falling Down.
Titre signé Noël Gallagher aux traits psychédéliques rappelant le génialisime Syd Barret, ancien leader des Pink Floyd. Il en fallait pas moins pour finir de glisser dans les méandres farfelus de
l'auteur.
Le Morceau de choix sera pour la fin, le grandissime, le génialisseme Champagne Supernova. La troupe met en exergue tout son talent et se lâche totalement dans ce
show rock'n'rollien d'une dizaine de minutes ou le duo Noël Gallagher-Gem Archer ferra un malheur. Les deux comparses s'entendent à merveille et nous en mettent plein la vue avec un solo d'une
rare intensité. Les guitares retentissent dans cette enceinte totalement acquis à la cause des héros du soir et emportent tout sur leur passage. Les Kids hurlent leur amour, on les sent possédés
par cette musique. Mais on ne pouvait pas se quitter ainsi, une dernière, histoire de ce dire au revoir. C'est alors que le groupe se lance avec "I Am The Walrus", reprise des Beatles très
réussit qui conclut un magnifique concert. C'est le moment tant redouté de la fin, comme après un très bon film ou l'on a envi que ça continue et que ce satané "The End" vient vous gâcher le
plaisir. Mais comme on dit, toute les bonnes choses on une fin, on se consolera en se remémorant ce splendide spectacle et en allant se coucher avec des rêves plein la tête.
Une chose est certaine, avec une tournée et un album de ce niveau Oasis envoie à ses détracteurs un message clair sur leur retour au premier plan. Non les citizens
ne sont pas morts, ils sont bel et bien vivants.
Merci pour ce pur moment de Rock.
Vive le Rock, Vive la Musique! !
*Je me permet de rajouter le lien du Myspace du groupe qui était en première partie (Free Peace), je sais pas si ce genre de pub est
autorisée, mais ils méritent vraiment qu'on leur porte attention
http://www.myspace.com/freepeaceuk
PS: Ne pouvant pas prendre de photos intéressantes du concert du fait de la foule et de l'éloignement (35m de la scène environ et en gradin), je met juste le Logo du groupe à titre d'image
d'accompagnement.