Lundi 9 février 2009
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17:39
Dans ce froid inopinément acariatre,
L'obscurité verglassée à la teinte blanchatre
Se répend, s'installe, contraint d'etre inhalée.
Difficile sera la future bouffée d'air frais.
Il est vingt-trois heures, l'impure citée est cocaïnée.
La fin de semaine marque l'ouverture du bal,
Tel des festivités religieusement préparées.
Epanouissemnt capital, faubourg abbysal.
Labyrinthe ennivrant, tout de blanc vétus,
Madrid l'occidentale témoigne de l'exil,
Donnant aux regards des allures de projectile.
Rempart routinié aux briques de détritus.
Au détour d'un banc, une jeunesse ordinaire.
Dans sa pupille, la lumière obscure du réverbère.
Reflet d'une société qui se déshydrate,
D'une horrible soif qui tiraille sa panse ingrate.
Chemin salasse, minusieuse carte au trésor,
Au bout de la Calle Huertas, la boite de Pandor.
El Popul'Art, lieu des artistes philantropes,
Chaleur de Louisiane, extase proche de la syncope
Quatres musiciens metisses, sur fond de jazz
Nous enfoncent au pays des malices de Miles Davis.
Ces notes accroche-coeur, idyle paraphrase,
Reprennent Charly Parker, légendaire saxophoniste.
Au rythme des notes endiablées du brouahah
Les ronds de fumée narguent la débauche,
Dans cette ambiance de camaraderie, sans apparas,
Frustrant et lancinant voici le son de cloche.
Il est quatre heure, le petit monde réapparait,
Déambulant entre les flocons du vice,
fourmilière enchantée, le calme rennait.
Au souvenir d'une autre substance blasphématrice.
Madrid l'Enneigée, Madrid l'ennivrée
Pas rassasiés, nous nous mimes à consomer,
créduls et naifs, Madrid la Cocaïnée.
Alban.
Par Alban
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